FANDOM


Watergirl
L'« ingénierie du paradis » (ou Paradise-Engineering) vise à créer la félicité perpétuelle par des modifications du cerveau humain.


Des penseurs contemporains mettent en avant que la souffrance et nos instincts les plus immoraux et destructeurs n'existent que parce qu'ils ont procuré un avantage sélectif à nos gènes dans une évolution imparfaite et sans compassion – mais que l'humanité peut à présent prendre le contrôle de son psychisme pour le rendre plus humain, par la science.


Pour simplifier, ils pensent que les substrats biologiques remodelés de notre esprit permettront à l'homme du futur proche d'être sublimement heureux, animé d'une soif de vivre invincible, et pétri d'une humanité profonde – tout aussi spontanément qu'il est actuellement prédisposé à la souffrance, à l'ennui ou plus généralement à la tiédeur.


Les principaux moyens examinés pour ce paradise-engineering sont l'ingénierie génétique, la psychopharmacologie avancée sélective, et les neurosciences (ainsi que, dans un futur plus distant, les nanotechnologies.)


Les défenseurs de ce projet pensent que les obstacles qui s'y opposent sont idéologiques bien plus que technologiques, et que la norme de notre santé mentale tenue pour absolue est un héritage arbitraire et malheureux de notre passé darwinien.


Que penser d'un futur « plus profondément extatique que tout ce qu'il est possible d'imaginer aujourd'hui » ?


Les promoteurs du paradise-engineering invoquent une urgence morale à examiner plus sérieusement ce projet, en ce qui concerne l'objectif de l'abolition de la souffrance. N'y a-t-il pas en effet des souffrances inutiles (dépression, suicide, dépendance à des drogues dangereuses...) ?


Les changements radicaux de la condition humaine envisagés par ces penseurs -et surtout peut-être bientôt rendus possibles par les avancées de la science- sont chargés de périls et d'espoirs, et semblent nécessiter des débats philosophiques et scientifiques prudents et approfondis, lesquels restent encore très marginaux.

Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA .